ECÊtes-vous conforme ?
Mis à jour le29 août 2026
Amende encourueJusqu'à 15 000 € par an
Faire le point

Réforme de la facturation électronique

50 € par facture non conforme 500 € par transmission manquante plafond 15 000 € par an

Faire le point en 2 minutes

Ce que la plupart des dirigeants ignorent

Trois points qui décident de votre situation

La réforme est commentée partout, et mal comprise presque autant. Voici ce qui compte réellement pour une entreprise qui n'a rien engagé.

1Universel

La réception ne se négocie pas

Aucun report, aucune taille minimale, aucune exception de chiffre d'affaires. Sans canal de réception au 1er septembre 2026, vos fournisseurs ne peuvent plus vous adresser leurs factures — et une facture non reçue est une facture non payée, des deux côtés.

2Plus de solution gratuite d'État

Le portail public a été abandonné

Le portail public de facturation ne sera pas la plateforme de dépôt gratuite annoncée à l'origine : il ne conserve qu'un rôle d'annuaire et de concentrateur. Chaque entreprise doit contracter avec une plateforme agréée privée, choisie parmi plus de cent trente opérateurs immatriculés.

3Tolérance conditionnelle

La bienveillance se mérite, et se prouve

Le ministère a annoncé une tolérance au démarrage pour les entreprises de bonne foi. Elle ne figure dans aucun texte, ne couvre ni la réception ni l'inscription à l'annuaire, et protège celles qui documentent une trajectoire active — pas celles qui attendent.

Ce que coûte le retard

Les amendes ont doublé, et elles se cumulent facture par facture

L'article 123 de la loi de finances pour 2026 a relevé les montants et durci le régime. Voici ce que vous encourez, et à quelle condition vous y échappez.

Par facture 50 €

pour chaque facture qui n'est pas émise sous forme électronique. Le montant était de 15 € avant la loi de finances pour 2026.

Plafond 15 000 € par an
Par transmission 500 €

pour chaque transmission de données manquante en e-reporting — ventes aux particuliers, opérations internationales, encaissements. Le montant était de 250 €.

Plafond 15 000 € par an
Tous les trois mois 1 000 €

si vous n'avez pas de plateforme agréée. Mise en demeure, puis 500 € après trois mois, puis 1 000 € tous les trois mois jusqu'à régularisation.

Sans plafond annoncé
Droit à l'erreur 0 €

pour la première infraction commise dans l'année et les trois années précédentes, si le manquement est réparé spontanément ou dans les trente jours d'une demande de l'administration.

Une seule fois

L'amende n'est pas le pire

Une facture rejetée pour un SIREN manquant n'est pas transmise à votre client. Elle n'est donc pas payée, et le délai de paiement ne commence même pas à courir. Sur un carnet de commandes moyen, quelques semaines de factures bloquées pèsent plus lourd que le plafond annuel d'amende.

Le miroir est aussi vrai côté achats : sans canal de réception, les factures de vos fournisseurs ne vous parviennent plus. Or sans facture, pas de déduction de TVA — et c'est votre trésorerie qui absorbe l'écart, tous les mois, jusqu'à régularisation.

La tolérance ministérielle ne vous protège que si vous agissez. Annoncée le 11 juillet 2026 pour les entreprises « de bonne foi », elle ne figure dans aucun texte, ne couvre ni l'obligation de réception ni l'inscription à l'annuaire, et suppose de démontrer une trajectoire active : échanges datés avec votre plateforme, incidents documentés, calendrier de régularisation. Attendre n'en fait pas partie.

Pré-diagnostic express

Six questions, une situation datée

Aucune donnée n'est transmise : tout est calculé dans votre navigateur. À la fin, vous obtenez votre échéance personnelle, vos écarts classés par criticité et une synthèse à conserver.

Question 1 / 6 Dossier —

Commençons par identifier votre entreprise

Saisissez votre SIREN. Nous contrôlons d'abord sa validité, puis nous interrogeons l'annuaire officiel des entreprises pour récupérer votre raison sociale, votre effectif et votre catégorie. Étape facultative : vous pouvez répondre aux six questions sans elle.

Questions fréquentes

Les dix questions que posent les dirigeants

Les réponses sont établies au regard des textes en vigueur au 29 août 2026 et renvoient chacune à leur source officielle.

Qui est concerné par la facturation électronique au 1er septembre 2026 ?

Toutes les entreprises assujetties à la TVA en France doivent être capables de recevoir une facture électronique dès le 1er septembre 2026, sans exception de taille, de forme juridique ou de chiffre d'affaires. L'obligation d'émettre, elle, est étalée : grandes entreprises et ETI au 1er septembre 2026, PME et micro-entreprises au 1er septembre 2027.

economie.gouv.fr · art. 289 bis du CGI

Je suis en franchise en base de TVA : suis-je concerné ?

Oui, pleinement. La DGFiP le dit explicitement : la réforme s'applique quels que soient la taille, la forme juridique ou le chiffre d'affaires, y compris aux entreprises bénéficiant d'une franchise de TVA. La mention « TVA non applicable, art. 293 B du CGI » reste obligatoire sur vos factures, et votre e-reporting est bimestriel.

art. 293 B du CGI · fiche DGFiP

Je ne facture que des particuliers. Suis-je vraiment concerné ?

Oui, pour deux raisons. Vos ventes aux particuliers sortent de la facture électronique mais entrent dans l'e-reporting : vous transmettez des cumuls quotidiens hors taxes par taux de TVA, sans aucune donnée personnelle de vos clients. Et surtout, vous recevez des factures de vos fournisseurs : c'est cette obligation-là qui s'impose à vous dès le 1er septembre 2026.

art. 290 du CGI

Que se passe-t-il concrètement si je n'ai rien fait au 1er septembre ?

Vos fournisseurs ne peuvent plus vous adresser leurs factures, puisque vous n'avez ni canal de réception ni fiche à l'annuaire. Sans facture, pas de déduction de TVA : votre trésorerie absorbe l'écart chaque mois. S'y ajoutent les amendes — 50 € par facture non conforme, 500 € par transmission manquante, dans la limite de 15 000 € par an — et une procédure de mise en demeure de 500 € puis 1 000 € tous les trois mois faute de plateforme agréée.

art. 123 de la loi de finances pour 2026

Qu'est-ce qu'une plateforme agréée, et suis-je obligé d'en choisir une ?

Une plateforme agréée, anciennement plateforme de dématérialisation partenaire, est un opérateur privé immatriculé par la DGFiP pour trois ans, qui émet, reçoit et transmet vos factures ainsi que vos données à l'administration. Son immatriculation suppose une certification ISO 27001, un hébergement qualifié SecNumCloud et l'absence de transfert de données hors Union européenne. Oui, vous devez en désigner une : c'est le seul canal légal, tant pour émettre que pour recevoir.

Liste officielle sur impots.gouv.fr

Le portail public gratuit existe-t-il encore ?

Non, pas comme plateforme de dépôt. Le projet initial prévoyait un portail public de facturation gratuit et utilisable par toutes les entreprises ; cette option a été abandonnée, décision entérinée par la loi de finances pour 2026. Le portail public ne conserve que deux fonctions : l'annuaire des assujettis et la concentration des données vers l'administration fiscale. Il n'existe donc plus de solution gratuite garantie par l'État — même si certaines plateformes agréées proposent des offres gratuites de leur côté.

art. 123 de la loi de finances pour 2026 · décret n° 2026-677

Comment savoir si mon entreprise est inscrite à l'annuaire ?

La consultation de l'annuaire est libre et gratuite, sans compte ni mot de passe. Cherchez votre SIREN et vérifiez la ligne relative aux plateformes agréées rattachées. En pratique, c'est la plateforme que vous avez désignée qui alimente l'annuaire après votre désignation formelle — mais une délégation n'est pas une preuve : vérifiez vous-même la fiche.

Annuaire officiel

Quelles sont les quatre nouvelles mentions obligatoires sur les factures ?

Le numéro SIREN du client assujetti ; l'adresse de livraison des biens lorsqu'elle diffère de l'adresse de facturation ; la nature de l'opération, selon qu'elle porte sur des livraisons de biens, des prestations de services ou les deux ; et la mention de l'option pour le paiement de la TVA d'après les débits, lorsque cette option a été exercée. Elles s'ajoutent aux mentions existantes, portant le socle de vingt-deux à vingt-six.

art. 242 nonies A de l'annexe II au CGI

Je suis établi en Guadeloupe, en Martinique, à La Réunion, en Guyane ou à Mayotte. Que dois-je faire ?

La Guadeloupe, la Martinique et La Réunion suivent le même régime que la France hexagonale : la TVA y est applicable, donc la facturation électronique aussi. En Guyane et à Mayotte, où la TVA n'est pas applicable, vos opérations locales sont hors du champ de la facture électronique — mais certains flux avec l'hexagone ou l'Union européenne relèvent de l'e-reporting, et vos fournisseurs hexagonaux basculeront, eux, au format électronique. Le cas s'analyse flux par flux.

art. 290 II du CGI · fiche DOM-COM de la DGFiP

Le ministère a annoncé une tolérance. Puis-je attendre ?

Non. La tolérance annoncée en juillet 2026 pour les entreprises « de bonne foi » ne figure dans aucun texte : c'est une position administrative, révocable. Elle ne couvre ni l'obligation de réception, ni l'inscription à l'annuaire, et elle protège l'entreprise qui démontre une trajectoire active — échanges datés avec sa plateforme, incidents documentés, calendrier de régularisation. Une entreprise qui n'a rien engagé n'entre pas dans son champ.

communiqué du ministère de l'Action et des Comptes publics, juillet 2026

Périmètre

Ce que ce diagnostic fait, et ce qu'il ne fait pas

Il fait

  • Déterminer les obligations qui s'appliquent à votre entreprise, et à quelle date exactement
  • Identifier les écarts critiques : canal de réception, annuaire, mentions obligatoires, e-reporting
  • Produire une synthèse datée à verser à votre dossier fiscal
  • Ordonner les actions par urgence réelle, et non par facilité de mise en œuvre

Il ne fait pas

  • Certifier votre conformité : aucune certification d'entreprise n'existe légalement — seules les plateformes sont immatriculées par la DGFiP
  • Transmettre vos factures : ce service n'est pas une plateforme agréée
  • Vous garantir contre une sanction
  • Remplacer l'analyse de votre expert-comptable sur les situations complexes